Alzheimer, une nouvelle recherche suggère un nouveau modèle de progression de la maladie

Récemment a été publiée une recherche, focalisée sur l’étude des mécanismes moléculaires à travers lesquels la maladie d’Alzheimer se propage à l’intérieur du cerveau ; il s’agit d’une recherche née d’une collaboration entre Nathan Spreng, Cornell University, et Taylor Schmitz, de l’University of Cambridge. L’article, intitulé “Basal forebrain degeneration precedes and predicts the cortical spread of Alzheimer’s pathology,” a été publié dans la revue Nature Communications. Comprendre la modalité avec laquelle la pathologie s’étend de la première région cérébrale affectée aux autres régions pourrait rendre plus efficace les interventions thérapeutiques qui jusqu’à maintenant n’ont pas donné de résultats satisfaisants. La nouvelle recherche focalise son attention sur la région du prosencéphale basal, là où la dégénération du tissu neural causée par la maladie apparait avant de l’apparition des problématiques cognitives et comportementales. Les scientifiques ont focalisé leur attention sur cette région, parce que les neurones qui la composent sont plutôt vulnérables à la maladie. La recherche montre que la dégénération neuronale dans cette région cérébrale est prédictive d’une implication des lobes temporaux, impliqués dans les processus de la mémoire; c’est un résultat cohérent avec d’autres recherches qui toutefois suggèrent que la maladie de l’Alzheimer a ses origines exactement dans la région temporale. Les chercheurs ont conduit l’étude sur un échantillon très grand de personnes, avec de caractéristiques différentes et divisées dans quatre groupes: un groupe était composé par des individus qui n’avaient pas de problématiques cognitives ; dans un autre groupe les individus présentaient un MCI (mild cognitive impairment), sans avoir toutefois développé la pathologie; dans un autre groupe les patients avaient un MCI et ont développé la pathologie après une année. Le dernier groupe était composé par de patients avec un diagnostic d’Alzheimer au baseline. Dans ce cas a été utilisée l’IRM haute résolution pour l’évaluation du volume cérébral, réalisée trois fois pendant les deux ans de l’étude. Ce qui a été souligné c’est que ceux qui avaient soit l’Alzheimer soit le MCI montraient de réductions plus importantes du volume de la matière grise dans la région du prosencéphale basal autant que des lobes temporaux vs le groupe de contrôle et que cette dégénération se propageait du prosencéphale aux lobes temporaux. C’est connu que l’analyse du liquide spinal, sans qu’il y ait une symptomatologie due à l’Alzheimer, peut mettre en évidence la présence de niveaux anormaux de béta-amyloïde. Les tests réalisés pendant la recherche publiée ont démontré que les lobes temporaux pouvaient avoir subi des altérations indépendamment des niveaux d’amyloïdes relevés, tandis que le prosencéphale basale montrait en tout cas une forte dégénération. Pour le moment, selon ce que les chercheurs ont déclaré, cette preuve, en l’absence d’un traitement efficace pour la pathologie, n’a pas une grande importance dans la pratique clinique actuellement utilisée, mais il peut sans doute augmenter les possibilités de découvrir ou utiliser au maximum d nouvelles thérapies en développement.
(Source ScienceDaily)