Le mythe de la Vitamine D commence à vaciller

Le New York Times aujourd’hui a publié un long article sur les différentes opinions existantes concernant la vitamine D dans la communauté scientifique et ses implications économiques. L’un des grands défenseurs des bienfaits de la vitamine D et du fait que dans le monde occidental il y a un déficit pandémique surtout dans les jeunes est l’endocrinologue Dr. Michael Holick de la Boston University. Dr. Holick depuis de décennies soutient l’importance du monitorage du niveau de Vitamina D parce que une avitaminose éventuelle conduit à des os fragiles et à des maladies comme le rachitisme. La campagne en faveur de la vitamine D a aidé l’incroyable développement de l’industrie des suppléments alimentaires qui aux USA a atteint en 2017 le niveau de $937m.

Récemment ont augmenté aussi de manière exponentielle les tests pour déterminer la concentration de vitamine D, au point qu’en 2016 le chiffre d’affaires généré a été de $347m. Le NYT trouve en tout cas très suspect que Holick soit depuis 1979 consultant de Quest Diagnostics qui effectue de tests de laboratoire pour la vitamine D, et qui naturellement profite énormément du travail de Dr. Holick. Holick semble en outre avoir perçu de centaines de milliers de dollars par des entreprises liées aux lampes à bronzer et par de laboratoires d’analyse pour influencer la communauté scientifique sur les bienfaits de la vitamine D et sur l’importance de son monitorage fréquent. Parmi les investisseurs majeurs de Holick il y a l’irlandais Shire, mais aussi d’autres entreprises comme Sanofi, Roche et Amgen, qui ont largement financé dr. Holick. En 2011 la National Academy of Medicine (ensuite connue en tant que Institute of Medicine) a publié un rapport dans lequel il est démontré que la très grande majorité de la population américaine a un niveau optimale de Vitamine D et cela grâce au régime et à l’exposition au soleil, en annulant donc le besoin d’un monitorage et l’utilisation de lampes à bronzer pour en stimuler la génération. Quelque mois après toutefois la Endocrine Society a publié une étude dans laquelle est déclaré exactement le contraire, c’est-à-dire que l’avitaminose D est très diffusée dans la population américaine. Depuis ce moment-là l’enthousiasme pour la vitamine D n’a fait que grandir, au point que maintenant on soutient qu’elle prévient l’apparition de maladies cardiaques, la dépression, l’obésité, la perte de la mémoire et même le cancer et cela malgré que la communauté scientifique ait plusieurs fois soutenu qu’il n’y a pas de preuves scientifiques à ce propos.

(Source New York Times)