Une analyse du groupe Bayer après l’intégration de Monsanto

Le quotidien économique-financier allemand Handelsblatt aujourd’hui a publié une longue analyse sur l’état du groupe Bayer dans ce moment que l’acquisition de $63bn de Monsanto est consolidée. Dans l’environnement financier il y a de doutes sur la valeur ajoutée que Monsanto a donné au groupe de Leverkusen; il suffit en fait de penser que lorsque le management de Bayer a commencé à négocier l’acquisition, la valeur des actions (Francfort) était de 95 euros, maintenant deux ans après la valeur a baissé à 73 euros avec une perte de plus que 18 milliards de capitalisation (-23%). D’ailleurs c’est juste la division de Crop Science celle qui montre les performances financières meilleures, tandis que la division pharmaceutique et celle “Consumer Health” semblent souffrir. Les futures blockbuster Xarelto (anticoagulante) et Eylea ont enregistré une augmentation des ventes respectivement de 12 et 20% qui sont un chiffre très au-dessous de ce que les analystes s’attendaient. L’antitumoral Stivarga aussi a enregistré une augmentation de seulement 5% et cela à cause de la concurrence exercée par les nouveaux médicaments développés par les groupes américains. Malgré que la croissance soit au-dessous des attentes et du standard du secteur, la division pharmaceutique en tout cas a un EBITDA de 27% qui est parfaitement en ligne avec ce de la concurrence. Ce qui inquiète les investisseurs toutefois est le scandale du glyphosate, qui pourrait générer de milliers de causes contre Bayer et pourrait coûter au groupe un chiffre proche de sept milliards (estimation UBS).  Malgré cela, la division Crop Science a un EBITDA de 28% , qui est bien au-dessus de la moyenne du secteur (Syngenta 23.5%).

L’endettement est un autre point critique pour Bayer, en fait l’acquisition de Monsanto a créé une dette qui maintenant est de €44.7bn, qui se réduira à €37bn d’ici la fin de l’année et cela grâce à la cession de certains assets à BASF pour €7.6bn. Le management en tout cas croit que la dette sera atténuée rapidement et cela parce que le groupe générera dans les prochaines années entre  €5 et €6bn de cash flow.

(Source Handelsblatt)